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Une fois de plus depuis le début de la guerre contre l’Iran, les États-Unis ont porté leurs menaces contre la République islamique à un niveau sans précédent: le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a menacé l’Iran de rien de moins que les «sanctions les plus sévères de l’histoire», affirmant qu’un «Jour J économique» était imminent.

Les dirigeants iraniens affichent un flegme ostentatoire et menacent à leur tour, une fois de plus, de bloquer totalement le détroit d’Ormuz. Selon les derniers rapports médiatiques, selon lesquels les États-Unis escortent chaque nuit 15 à 20 pétroliers à travers le détroit d’Ormuz, on peut douter que les mollahs en aient encore la capacité militaire. Quoi qu’il en soit, la situation reste incertaine et son évolution est difficilement prévisible: une nouvelle pénurie de pétrole brut et de nouveaux tensions, notamment avec la Chine, qui a récemment misé fortement sur les livraisons de pétrole iranien, ne sont pas à exclure. À contre-courant de la tendance, le prix du pétrole a néanmoins légèrement reculé ce week-end: le baril de Brent s’établit ce matin à 93 dollars.

Au niveau national, en revanche, les signes laissent entrevoir une légère accalmie: en raison des pluies de la semaine dernière, le niveau du Rhin a légèrement augmenté, mais il reste à un niveau très bas. Il faudra encore que beaucoup d’eau s’écoule sur le Rhin – et pas seulement au sens figuré – avant que la situation ne se normalise complètement.